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Étude par questionnaire

Ce que 90 répondants nous ont dit.

Avant de construire TraceGiving, nous avons mené une enquête en ligne pour savoir ce que les gens pensaient d’un don à une personne nommée — et ce qu’ils auraient réellement fait de leur argent l’an dernier.

Comment lire ces résultats

Nous avons recueilli 129 réponses. Nous en avons écarté 39 : les personnes ayant abandonné avant la question sur la devise, et celles ayant manqué la question de contrôle placée au milieu du questionnaire. Il reste 90 réponses exploitables. Tout ce qui suit ne porte que sur celles-ci.

Les répondants ont été recrutés via des panels d’enquête en ligne comme SurveyCircle et Prolific. Ce ne sont pas des donateurs de TraceGiving, et ils ne constituent pas un échantillon représentatif d’une population donnée — ces chiffres sont un signal sur l’idée, pas une prévision.

Les réponses ont été données en euros, livres, dollars et roupies. Tous les montants sont convertis à des taux fixes au 7 août 2026 et affichés dans la devise que vous choisissez.

90
Réponses exploitables
sur 129 recueillies
54%
Donneraient quelque chose
49 sur 90 ont indiqué un montant supérieur à zéro
75 $
Don annuel moyen
via TraceGiving
194 $
Don moyen actuel
à toutes les associations, par an
Argent nouveau ou argent déplacé ?

Ce qu’ils ont donné, et ce qu’ils auraient donné.

Nous avons demandé combien ils ont donné à chaque type d’association ces 12 derniers mois, combien ils auraient donné via TraceGiving, et surtout si ce don aurait été pris sur leurs dons existants. Les barres sont des moyennes par répondant et par an.

Donné l’an dernierAurait quand même donnéTraceGiving
Personnes dans les pays en développement38 $ 35 $
Santé et recherche médicale14 $ 13 $
Environnement et conservation20 $ 19 $
Association locale ou de quartier40 $ 39 $
Organisation religieuse44 $ 42 $
Autres causes36 $ 32 $
TraceGiving75 $
Toutes les autres associations194 $ 180 $

Surtout un ajout, pas un transfert.

Le répondant moyen aurait donné 75 $ via TraceGiving tout en ne retirant que 14 $ à ses autres dons — soit environ 81 % d’argent qui n’aurait pas été donné autrement. Seuls 19 répondants sur 90 ont dit qu’une partie aurait remplacé un don existant.

Les moyennes sont tirées vers le haut par quelques grands donateurs. Pour le répondant typique, les montants sont de 39 $ donnés l’an dernier et 9 $ via TraceGiving.

Ce qui donne envie de donner

Voir où l’argent atterrit compte le plus.

Chaque affirmation était notée de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord ». Les barres sont centrées sur les réponses neutres : l’accord se lit à droite, le désaccord à gauche.

Pas du tout d’accordPas d’accordNeutreD’accordTout à fait d’accord
Choisir la personne précise me rend plus enclin à donner.68 % d’accord
Recevoir un retour sur l’usage de l’argent me rend plus enclin à donner.78 % d’accord
Un rapport un an après sur la différence faite me rend plus enclin à donner.76 % d’accord
Pouvoir contacter la personne et rester en lien me rend plus enclin à donner.31 % d’accord
Savoir que certains bénéficiaires ne sont pas les plus pauvres me rendrait MOINS enclin à donner.22 % d’accord

Cette dernière affirmation est formulée à l’inverse : y adhérer exprime une réserve sur le modèle, pas un soutien.

Dans leurs mots

Ce qui a plu, et ce qui a inquiété.

61 personnes ont laissé un commentaire écrit. Les thèmes ci-dessous sont ceux qui sont revenus le plus souvent, chacun illustré par un commentaire cité tel quel.

Tonalité générale des commentaires61
Positive · 49%Mitigée · 31%Négative · 20%

Ce qui a convaincu

Voir où l’argent atterrit
C’est rassurant de savoir où l’on aide et que cela fait réellement une différence, plutôt que de partir en frais administratifs de l’organisation qui gère l’association.
Une personne, pas une cause
J’ai la possibilité d’en apprendre sur les personnes à qui je donne, ce qui rend le don plus personnel, et de voir l’impact de mon argent.
Le choix donne un sentiment de maîtrise
Pouvoir choisir qui aider donne au donateur un sentiment de contrôle sur la destination de l’argent, et pouvoir écrire à cette personne crée une proximité encore plus grande.
Une réponse à la méfiance envers les frais
La méthode directe de pair à pair de TraceGiving est un excellent cadre : elle utilise une transparence très fine pour lever la méfiance des donateurs envers les frais de structure.
Plusieurs l’avaient déjà fait ailleurs
Nous l’avons fait pendant vingt ans pour une association en Inde… Je trouve que c’est une très bonne idée, tant que cela peut être vérifié.

Ce qui a inquiété

Choisir entre des personnes met mal à l’aise
Je trouve cela un peu gênant, parce que c’est comme un marché de pauvres.
Les profils les plus attirants l’emportent
Je crains que des personnes qui ont vraiment besoin d’aide n’en reçoivent pas parce qu’elles sont moins ‘attirantes’ pour les donateurs. Par exemple, un enfant recevra plus facilement un don qu’une personne âgée.
C’est aux professionnels de répartir
Je préfère que mes dons soient gérés par des professionnels qui connaissent vraiment la situation sur le terrain.
Les retours seraient-ils une obligation ?
J’aime l’idée… mais cela me met aussi mal à l’aise — surtout le fait de les contacter ensuite. Même le rapport. Je ne voudrais pas que ces personnes aient l’impression de me devoir quelque chose.
Le contact direct est un risque
Permettre aux donateurs de contacter les bénéficiaires serait une très mauvaise idée, à moins que tous les messages ne soient soigneusement vérifiés par l’association avant d’être transmis.
Qui a répondu

Les personnes derrière les chiffres.

Ces questions étaient facultatives : chaque graphique indique combien de personnes y ont répondu. Le revenu du ménage est net d’impôt, converti comme tous les autres montants.

Genre

88 réponses
Femme49 · 56%
Homme37 · 42%
Non binaire1 · 1%
Préfère ne pas répondre1 · 1%

Niveau d’études le plus élevé

88 réponses
Secondaire20 · 23%
Bachelier28 · 32%
Master33 · 38%
Doctorat7 · 8%

Situation professionnelle

88 réponses
Temps plein45 · 51%
Temps partiel20 · 23%
Étudiant(e)18 · 20%
Sans emploi2 · 2%
Retraité(e)3 · 3%

Revenu annuel du ménage, après impôt

63 réponses
Moins de 15 000 $13 · 21%
15 000 $ – 30 000 $9 · 14%
30 000 $ – 50 000 $14 · 22%
50 000 $ – 75 000 $16 · 25%
75 000 $ et plus11 · 17%
Ce que nous en retenons

L’idée tient-elle la route ?

Une enquête ne peut pas nous dire si TraceGiving fonctionne. Elle peut nous dire à quelles parties de l’idée les gens ont adhéré, lesquelles ils ont rejetées, et où le plan doit changer. Quatre choses que les réponses nous semblent étayer.

01

La traçabilité compte plus que le choix

Un retour sur l’usage de l’argent (78 %) et un rapport un an plus tard (76 %) ont recueilli plus d’adhésion que le choix de la personne (68 %) — et rester en lien arrive loin derrière (31 %, dont 37 % franchement contre). Le cœur du produit, c’est la trace, pas la navigation entre les profils. Le choix reste utile : il convainc deux tiers des répondants. Mais construire le produit autour d’une galerie de personnes reviendrait à miser sur le plus faible des trois.

02

L’argent semble s’ajouter, et c’est là l’essentiel

Une plateforme qui ne fait que réorienter des dons existants déplace de l’argent entre associations sans toucher personne de nouveau. Ici, le répondant moyen ajoute 75 $ en ne retirant que 14 $ à d’autres causes, et seuls 19 répondants sur 90 ont dit qu’une partie aurait été une substitution. Si l’ordre de grandeur de 81 % survit à une vraie page de paiement, TraceGiving élargit le gâteau au lieu de se battre pour une part. C’est le chiffre le plus important à tester ensuite — et 41 répondants sur 90 ont bien indiqué zéro.

03

Le malaise face au choix est réel, et c’est une contrainte de conception

Environ 20 % des commentaires étaient négatifs, et l’objection récurrente ne portait ni sur les frais ni sur la confiance : elle portait sur le fait de choisir une personne plutôt qu’une autre, et sur la crainte que les profils les plus attirants soient financés en premier pendant qu’une personne âgée ou moins photogénique attend. Aucune formulation ne dissipera cela. Cela plaide pour que le fonds commun et « trouvez quelqu’un pour moi » soient des voies à part entière plutôt que des solutions de repli, et pour une règle d’attribution qui corrige délibérément ce biais.

04

D’où viendrait le bénéfice pour le monde

Les transferts d’argent directs et sans condition aux personnes en extrême pauvreté reposent déjà sur des preuves solides, et TraceGiving n’a pas besoin de faire mieux. Sa contribution serait de mobiliser de l’argent qui n’est aujourd’hui pas donné du tout, auprès de personnes dont le frein déclaré est de ne pas savoir où va leur argent. C’est une affirmation modeste, et défendable : non pas un meilleur usage de la philanthropie existante, mais un flux plus large vers quelque chose qui fonctionne déjà.

Ce que cela ne montre pas

Personne n’a été invité à sortir de l’argent : la disposition réelle à payer n’est donc pas testée du tout, et les intentions déclarées dépassent régulièrement ce que les gens font au moment de payer. L’échantillon provient de panels en ligne et penche vers des profils diplômés et européens ; aucune de ces proportions ne doit être lue comme un chiffre national. Enfin, des répondants ont soulevé deux questions opérationnelles auxquelles cette enquête ne peut pas répondre : le coût de rencontrer chaque bénéficiaire en personne reste-t-il soutenable à grande échelle, et la collecte d’un retour auprès de chacun reste-t-elle praticable quand les effectifs augmentent. Ce sont là, plus que l’appétit des donateurs, les points de rupture les plus probables.

En construction

Ce ne sont que les premières réponses.

Nous transformons ces retours en une plateforme réelle — y compris les points qui ont suscité des réserves. Laissez votre e-mail et nous vous préviendrons du lancement de TraceGiving. Pas de spam, juste un message quand tout sera prêt.